Picture CIMG1168.JPG … something about serving it cold while listening to 100 Watts of bass-heavy electroclash?

Guess what the French Post finally delivered to my doorstep this morning (don’t ever use their “48 hour” delivery service if you fancy seeing your stuff in less than two weeks)…

How ironic my brand new speakers should arrive on the morning following one of my dear neighbour’s bi-weekly all-nighter.

9:30 am couldn’t be too early to run a full sound-test, now could it?

Chalk it up to a simple equation involving roughly 2 weeks of time, 50 pages of yet-unwritten report and 500+ pages of reading material… Blogging just hasn’t been a priority round here lately.

What has been a priority, though, was the quest for any combination of chemical aides, likely to make the required 250 hours of studies in 10 days, a technical, if not quite reasonable health-wise, possibility.

Thus, in the spirit of killing two heart-attacks with one stone, and without further ado, the first episode of:

Dr Dave’s Guide to Chemically-Enhanced Studying in Japan

Remember that contest I started a while back?

You know: “Guess the songs and win a sample of refined Japanese spirit, straight from my own personal cellar“…

You thought I’d forget? I most definitely haven’t. Neither have a handful brave, who’ve been communicating to me all along their level of advancement through various means and methods.

So far, most contestants are staling at a puny two or three songs. And by most, I mean all. Save for two gentlemen who have made their strides to within close reach of the goal: the favorite, Mr. MacTuitui, seems well positioned to get that bottle, which might save me on postage stamps, seeing as we happen to be sharing residence on the same island in the Pacific.

[Blogger Advisory: unspeakable nerdery, use of foul language.]

As promised: the answer to yesterday’s riddle (I know, suspense is killing you)…

Upon closer inspection, maybe I went a bit ahead of myself when I postulated the solution was “really easy”. Note that the explanation below, while somewhat tedious and longwinded, should be perfectly intelligible to anybody with very basic notions of arithmetic and a few sober neurons. If you don’t fit either criteria, feel free to skip to the last paragraph.

The Question

Does one stand better chances of: 1) getting at least one ace with 6 throws of a die, or 2) getting at least two aces with 12 throws?

When not writing meticulous reports of my wonderful travels and everyday fight to vanquish universal evil and save the world. I also read blogs. Much less these days, busy as I am, self-hypnotizing myself into a bona fide mathematician.

When not posing as a 16-year old girl from Kansas in IRC chatrooms, I leave comments on the blogs I read, infused with my usual blend of sassy retort and insightful modesty.

Thanks to the wonders of a strict classical education, and the miracles of modern computer-assisted translation, I usually read and comment in all of four languages (at least that’s what Babelfish tells me). Struggling as I am for broadness of perspective amidst the perpetual echo chambering and intra-community navel gazing of each specific blogosphere… as well as wary to preserve my worldly credit at social functions, without much of the laborious skimming of foreign newspapers that used to come with it.

Among the unavoidable reads of the old continent, sits Laurent Gloaguen, phlegmatic, pipe-smoking, contemporary critique with the dedication of a pro and the tongue-lashing skills of… err… an unpaid expert. His blog usually attracts an eclectic, if not selective, crowd of readers, whose comments span the full spectrum of the childish to the very insightful. As many observers have cauda-venenumously pointed out in the past: “the comments sometimes surpass the content itself”. Which is both slightly unfair to the nice synthetic work Laurent does, and true of every other institutionalized fixtures of the blogosphere.

At times, I have ended up writing entire posts (long ones) in the comment section of some of his entries, instead of simply opening a parallel debate on my own blog: Often, I would find myself sucked into debate on ultra-topical issues I initially held little interest for, and ended up building strong opinions upon discussion… Also, I suspect, the sheer pleasure of using another language without the concern of boring a public that understandably prefers posts not written in some foreign gibberish (and often very much limited in their international scope). Actually, let’s be frank: a lot of my commenting on foreign blogs has to do with a will to practice otherwise unused languages skills, at one level or another.

Anyway, all that to say that I had a lengthy exchange of comments on one such blog in recent times, and not wanting to overstay our welcome, decided to take it on this blog, for added clarity and freedom of ranting. It’s all here. But beware, as it’s entirely written in this cheese-eating monkey patois they call “French”. Try Babelfish for added comic purposes.

Sorry and we will be back to ranting in a civilized language as soon as the next entry.

Suite à un passablement long échange de commentaires sur le blog de mon estimé confrère blogosphérien Laurent Gloaguen, et avec l’accord de Monsieur Alexia From Parisse (je n’ai pas considéré nécessaire de m’enquérir auprès de tous les participants de l’autorisation formelle de citer leurs écrits, ceux-ci étant présenté dans un forum public, mais si ça pose un problème, qu’ils me le fassent savoir), je me permet de déménager le débat et toute nouvelle participation éventuelle, sur mon propre blog.

La discussion, en réponse à une entrée sans grande intemporalité de ce cher Laurent, démarra lorsque le très fortement cotonneux auteur de ces présentes lignes, trouva irrésistiblement drôle de commenter le lapsus grammairien d’un autre commentateur, par un trait de non-esprit pseudo-calembourifique assimilant le scrutin démocratique à un acte sexuel douloureux, voire non-consentant… certains y lisant peut-être un peu hâtivement une référence directe à la pratique sodomite homosexuelle, et même une manifestation évidente d’homophobie, immédiatement rapprochée du contenu politique du débat original. Bien évidemment, de telles accusations étaient plus propice à déclencher l’hilarité personel, qu’à me faire revenir sur mes paroles, autrement que pour demander qu’on ne m’en tienne pas rigueur lors de ma considération au titre de champion de l’Humour Spirituelle toutes catégories, pour l’année 2005.

Néanmoins l’insistance de certains à attribuer le simple vulgaire, tendant sur la faute de goût, à de la véritable virulence politique malfaisante, a fini par m’échauffer suffisamment pour que je me lance en mode diatribe, ce qui est rarement mon ton de discussion le plus avenant. Mais l’on ne choisit pas son humeur, j’en ai bien peur, surtout quand le sujet vous est cher. Et les thèmes de la liberté d’expression, du politiquement correct, de la politisation (ou non) des mouvements gays et la bigotterie gratuite de tout bord en général, me le sont particulièrement.

Un dernier mot d’avertissement aux éventuels courageux lecteurs doté d’un esprit curieux mais d’une âme sensible: bien que d’habitude fort réservé dans mon usage de la langue écrite, surtout quand il en vient à l’usage de grossièretés qui ne siérait guère à mes délicates lèvres virginales, je suis aussi resté un grand enfant immature, il suffit de me réprimander pour que j’use d’un language fleuri à faire pâlir les mânes de Rabelais. A bon entendeur.

Seuls les commentaires en rapport ont été reproduits, les autres sont disponibles sur l’entrée originale d’Embruns.

5. Le 29 mai, Philippe a dit :

En tout cas les français ont été votés et ça c’est bien !

7. Le 29 mai, dr Dave a dit :

En tout cas les français ont été votés et ça c’est bien !

Ça, pour être votés, ils sont bien votés à chaque élection. J’ai l’impression que plus ça passe, plus ils sont votés profond. On va finir par croire qu’ils aiment ça (et pourquoi pas, après tout… les plaisirs de la prostate, tout ça…).

8. Le 29 mai, Philippe a dit :

Euh… Je ne vois pas le rapport avec la prostate.

9. Le 29 mai, EM a dit :

Peut être faudrait il remplacer “votés” par “sodomisés” et je reste poli.

18. Le 29 mai, padawan a dit :

Eh bien là, ils viennent de se voter sans vaseline.

20. Le 29 mai, le roncier a dit :

Déçus ou pas, ce serait cool de pas tomber dans l’homophobie gratuite. Se faire enculer, ce n’est pas négatif, c’est un acte qui libère l’esprit et le corps. Et la vaseline, ca grignote les capotes, que du gel à base d’eau. Oui.

23. Le 29 mai, alex a dit :

Entre les allusions homophobes (qui dans ce contexte montrent bien à quel point l’hétérosexualité est un système politique), les déclarations sur le vote censitaire puisque les prolos ont pas voté comme vous vouliez à 80%, et le bouquet avec le commentaire de Pierre Carion qui pue le crypto-réac fan de Sarkozy, j’ai un peu la gerbe : la lutte des classes existe toujours et elle se lit même ici. En même temps les hommes socialistes blancs qui vont voter Sarkozy qui va botter le cul à ces salauds de prolos, je suis fan : encore plus white-trash qu’une vidéo de Paris Hilton sur le net ! signé Les Espri(t)s médiocres

27. Le 29 mai, dr Dave a dit :

Alex, “Le Roncier”:
Vous allez rire, mais j’étais *tellement* sûr du coup de l’accusation homophobe que j’aurais pu l’écrire moi-même, juste pour vous faire gagner du temps.
Je ne condescendrai même pas à répondre, fusse pour prouver le degré de stupidité de l’accusation, et me contenterai de sourire benoîtement en recommandant une demi-seconde de réflexion supplémentaire la prochaine fois que vous avez envie de taper dans la réponse en conserve. Ça n’aide guère à prendre le reste de votre propos au sérieux. Mais à vrai dire, je crois que vous vous prenez déja vous-même un peu trop au sérieux…

28. Le 29 mai, Philippe a dit :

Déçus ou pas, ce serait cool de pas tomber dans l’homophobie gratuite.

Oui hein et tout ça à cause d’une faute d’orthographe. Je me retiens, mais je n’en pense pas moins.

32. Le 30 mai, alex a dit :

Dr Dave : C’est marrant ce que tu dis, mais à chaque fois qu’un pédé signale que certaines façons de parler d’une défaite politique ou autre sont homophobes, y’en a toujours un pour dire qu’on raconte n’importe quoi. Que tu ne considère pas que traiter quelqu’un d’enculé soit homophobe, c’est ton problème et c’est à toi de t’interroger sur ton rapport à l’homophobie. Et trop sérieux ou pas, ce n’est pas à moi à me remettre en question face à ce que je ressens comme des insultes.
[…]

33. Le 30 mai, Le Roncier a dit :

dr Dave > Bien sûr, c’est juste une expression, c’est pour rire et tout ça. Va dire ça à Sebastien Nouchet, tu essayeras de le convaincre, comme la justice, qu’il s’est lui même immolé par le feu. Et mon commentaire était bien badin, comparé au reste des interventions. Me prendre au sérieux, ça fait bien longtemps que j’ai oublié, depuis ma première perruque, en fait.

[…]

35. Le 30 mai, dr Dave a dit :

Bon, le bref ne semble pas suffire, alors je vais essayer de faire exhaustif… Et ce sera mon dernier mot sur le sujet, je pense, parce que j’ai pas l’énergie de pinailler sur les résultats du référendum, c’est dire si j’ai envie d’ergoter dans les commentaires de Laurent sur le parler français version politiquement-correct 2005…

1) C’était un commentaire tout à fait médiocre, dont j’aurais probablement pu m’abstenir, ne serait-ce que parce que franchement, sa relecture m’arrache même difficilement un sourire en coin. D’un autre coté, j’ai une excuse: je baigne présentement dans un cocktail de molécules à nom gréco-latins, et la seule contemplation de mes doigts de pieds suffit à me faire rigoler sottement, ces jours ci…

2) En revanche, je ne retire pas, assume complètement, et en remettrais même une couche si je n’avais peur d’abuser de l’hospitalité blogosphérique de Laurent, l’usage ambigu de mots qui puissent être interprété comme blessant par des personnes qui s’entêtent à tout rapporter à leur situation propre.
Cela pour maintes raisons, mais une en particulier: je fais partie des ces goujats sans manières qui pensent que “l’on peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui”.
Comme j’ai la faiblesse d’attribuer au lectorat de Laurent dans son ensemble, un niveau légèrement supérieur au vulgus pecus des masses infréquentables, je suis rassuré sur le second point, et n’envisage pas de me retenir sur le premier.

3) Non seulement l’évocation indirecte (je rappelle que ce n’est pas moi qui suis rentré dans les explications à gros sabots et que je m’en serais volontiers abstenu) de la sodomie, dans un sens non-nécessairement péjoratif, mais pas forcément désirable par tous, n’est pas plus “homophobe” qu’à la rigueur machiste. Je ne sais pas lequel des termes, appliqué à mon auguste personne, ferait rire le plus de monde… en tout cas parmi les gens qui se renseignent avant de lancer à tout va des accusations stupides qui n’en sont pas moins graves et dont ce genre d’usage banalisant ne désert la cause de personne.
Si tu/vous ne connais/sez pas d’individus hétérosexuels ou homosexuels, couchant avec des hommes, et qui pourtant trouvent que la pratique de la sodomie est plus douloureuse qu’agréable, je vous invite à vous mettre en contact avec moi par e-mail, et je me ferais en plaisir de vous en présenter.

Certes, il y a une connotation homophobe dans l’usage de cette expression en tant qu’insulte, je rappellerai au passage que toute personne qui a jamais utilisé l’un des nombreux jurons français à base de “con”, “putain” et autres expressions imagées du sexe féminin ou de son usage, est donc un d’affreux misogyne phalocrate violeur potentiel.
Il convient parfois de s’interroger sur le contexte d’un mot, avant de se jeter sur les réponses faciles à déclenchement mot-clef… sinon autant laisser Google taper vos commentaires…

En conclusion, même si je compte bien m’abstenir à l’avenir de blagues éculées (sans ‘n’) sur les pratiques démocratiques françaises, je ne compte pas baisser mon usage d’expression fleuries qui d’ailleurs à elles-seules représentent une bonne partie de l’amour que je porte à la langue de Jean Genêt…
Non seulement ça, mais il m’est même souvent arrivé, et m’arrive encore, d’utiliser les équivalents anglo-saxons de ces odieux termes homophobes (et d’autres) dans mon entourage… ce qui ne pourra je l’espère, que renforcer mon image bien ancrée d’immonde beauf, casseur-de-pédé et porteur de gourmette… sauf si l’on ajoute le genre de relation qui m’unit d’habitude avec les receveurs de telles “insultes homophobes”…

C’est tout? oui, je crois…

36. Le 30 mai, dr Dave a dit :

Ah ben non, c’était pas tout…

Alex dit:

qui dans ce contexte montrent bien à quel point l’hétérosexualité est un système politique

C’est n’importe quoi.

Je t’invite à aller regarder du coté de la politique américaine, qui a subi un développement différent a priori, mais ou malgré tout, la communauté gay commence à s’intégrer au paysage politique, d’un coté à l’autre du spectre…

Je ne connais pas grand chose à la politique française contemporaine, mais je n’ai pas le moindre doute que, quelque soit l’état actuel, il ne durera que les quelques années que pourront durer un état de ghettoïsation de plus en plus artificiel, qui s’effondrera aussi rapidement que des gens essaieront d’en tirer profit.

En clair: je ne vois vraiment pas en quoi le fait d’être pédé ne préserve d’être un extrêmiste politique, ou à droite, ou à gauche, ou modéré de quelque parti que ce soit, ou con, ou brillant… c’est une donnée démographique, qui a eu des conséquences historiques, mais *certainement pas* “un système politique”…

40. Le 30 mai, le roncier a dit :

Tu as tellement, tellement raison sur un point : Visiblement, ce n’est pas parce qu’on est pédé qu’on est pas un gros con homophobe. Le reste, tout le reste, serait tellement long à t’expliquer, et puisque tu réponds à côté, je m’abstiendrai de le faire.

41. Le 30 mai, alex a dit :

L’hétérosexualité comme système politique, c’est justement une américaine, Monic Wittig, qui en parle. Et tes commentaires Dr Dave me confirment dans mon soutien à cette thèse : l’hétérosexualité est un système politique parce que les hommes hétéro-blancs-en bonne santé ont érigé leur point de vue en vérité universelle. La majorité des hétéros n’aiment pas ce faire enculer, mais ils aiment bien enculer les autres. Du coup, il leur semble tout à fait naturel de traiter les autres d’enculés. Faire remarquer que cette façon de parler nous blesse, déclenche la colère de ceux qui ont le droit de dire ce qui est juste ou pas : on rit de notre “politiquement correct”, on nous fait remarquer que con est aussi une insulte sexiste (je ne t’ai pas attendu pour le savoir), on nous décrit comme de ridicules coupeurs de cheveux en quatre rapportant tout à leur petite personne, et pire que tout on finit toujours par finir par nous faire le coup du communautarisme que les pédés us on su dépasser. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus, mais revenons aux insultes. Alors bien sûr, tous ceux qui usent du mot enculés comme une insulte ne sont des violeurs-casseurs de pédés potentiels, mais en même temps avoue qu’il serait bien naïf de croire que seuls les violeurs-casseurs de pédés seraient porteurs de sexisme dans la société. Le sexisme traverse la société entière, toi et moi y compris, et c’est bien dommage de ne pas vouloir le voir. Enfin sache que je n’ai aucune image de toi : ni porteur de gourmette, ni violeur-casseur de pédés, je réagis seulement à ce que je considère de mon point de vue comme une façon de parler homophobe. Oui, mon point de vue est minoritaire, il n’en est pas moins respectable que le tien. Et si ghetto il y a, n’oublie jamais que l’on ne choisit jamais d’y être, mais que souvent les majoritaires vous y poussent, en toute bonne conscience, en refusant d’entendre ce que les minorités ont à dire.

42. Le 30 mai, michel v a dit :

Alex: je parie qu’au Japon, société machiste et homophobe s’il en est, tout est de la faute des hétérosexuels américains blancs en bonne santé qui ont imposé leur système politique à la fin de la seconde guerre mondiale. Et les paroles homophobes de rappeurs blacks américains leur ont été soufflées par l’homme hétéro blanc, Et dans la communauté gay, les barebackers

Quand je lis des exagérations pareilles, je me dis qu’il devrait exister un genre de point Godwin pour “la faute à l’homme hétéro blanc”,

43. Le 30 mai, alex a dit :

C’est toi qui a lu américain. Je n’ai jamais parlé d’hommes américains, juste d’une féministe américaine. Je ne parle pas d’individus, je parle d’un système. Mon point de vue est sûrement contestable, et j’aimerais beaucoup en discuter, mais j’attends des critiques, pas des caricatures de mon discours pour le faire.

44. Le 31 mai, dr Dave a dit :

Michel: tu m’ôtes les mots de la bouche… personnellement, je voterais pour la création toutes affaires cessantes, de la création du point Godwin “t’es qu’un sale homophobe”, si ce n’était pour le fait que l’accusation en la présente ne me semble même pas justifier de réponse sérieuse. “Mon rapport à l’homophobie”? attendez, il faut que j’interroge certaines personnes… Enfin je dis ça, je sais que je pourrais être Bruce LaBruce en personne, il se trouverait des gens pour affirmer sans bouger un cil que je suis juste un pédé qui se hait lui-même…

Alors pour les autres, juste un rappel rapide: un homophobe, c’est quelqu’un qui a des préjugé appuyés sur les préférences sexuelles d’autrui, voire éventuellement une haine, fondée ou non sur une insécurité de sa propre sexualité, vis-à-vis de ceux qui en diffèrent. Un *pédé* homophobe, Mr. Le Roncier, c’est une fouine républicaine qui “cruise” sur internet entre deux votes contre les droits gays, ou à la rigueur l’éternel macho agressif qui comprend pas pourquoi ça le met si mal à l’aise à chaque fois qu’il voit deux types s’embrasser…

Commencer a balancer du “sale homophobe” au premier qui fait soit un usage politiquement incorrect de termes sémantiquement glissant, soit dont les vues socio-politiques de la société diffèrent des vôtres, c’est d’une part un signe plutôt positif en fait, puisqu’il découle d’un luxe que n’avait certainement pas les pédés du Stonewall en 69. Mais c’est aussi l’amorce d’un type de rhétorique qui n’a jamais aidé les causes qu’il défendait: si on a instauré le point Godwin, c’est pour une raison (et pas parce que le monde entier était devenu antisémite d’un coup)…

Alex, quand à la “colère” de l’oppresseur hétéro-blanc-en-bonne-santé (pouf pouf, mais je m’excuse, là on rentre presque dans le domaine de la “private joke”) en réponse à formulation “humble” de “l’offensé”: on doit pas lire les mêmes commentaires… parce que moi, je vois surtout deux personnes qui me traitent d’homophobe, sans autre forme de procès.
Si ma justification du fait que je ne suis ni spécialement fier de mon humour version pseudoephedrine-paracetamol-a-500mg-par-heure, ni particulièrement honteux d’utiliser un terme qui à en croire certains devrait être retiré du dictionnaire, te semble tomber dans le registre de la colère… alors je pense qu’il ne vaut mieux pas que j’aborde la question de mon sentiment fasse à l’insulte qui m’est faite, ou plutôt me serait faite si j’arrivais à la prendre au sérieux. Parce que là, quitte à couper les cheveux en quatre et à reprendre à mon compte la rhétorique de mes consoeurs américaines, crois moi que tu en aurais, de la colère indignée…

Tout ça, parce qu’à la base, il y a la volonté d’attaquer sans prendre le dixième de seconde à peine nécessaire, pour réaliser la part des choses, et faire la différence entre de la vraie homophobie qui n’a pas besoin de traiter les gens d’enculés pour avoir un sourire mauvais à chaque fois que ça remarque un mouvement un peu efféminé, et son contraire le plus total. Près même à un second passage encore moins excusable, dans le domaine de l’accusation gratuite…

Et tout ça au nom de quoi? huh? je suppose à l’hilarante conviction que j’appartiens à la race des oppresseurs à qui votre statut d’oppressés vous donne le droit de balancer tout et n’importe quoi à la gueule, sans vraiment s’inquiéter de la portée ou du bien fondé de ces accusations. Et en parlant de préjugés, ça change quelque chose si j’aime bien me faire enculer? si j’aime bien coucher avec des mecs mais pas me faire enculer? si j’ai pas d’avis personnel sur la question? si je suis une femme?
Vraiment, je fantasme avec mes délires de sectarisation (puisque nous sommes dans la guerilla sémantique, hors de question d’utiliser un terme aussi connoté que ‘ghettoïsation’: bien trop facile) artificielle? Désolé, mais je recommanderai amicalement de mieux choisir sa cible la prochaine fois…

Ah oui, et:

La majorité des hétéros n’aiment pas ce faire enculer, mais ils aiment bien enculer les autres

La encore, je sais pas ou tu lis ça… où donc me suis-je prononcé quand à mes gouts où ceux de la majorité, en matière de versatilité sodomique? Il me semblait suffisamment évident qu’un nombre suffisant d’individus de tous sexes, couleurs de peau, prédilection sexuelle, sont à tort ou à raison peu portés sur la sodomie passive pour ne pas avoir à descendre la discussion à ce niveau, mais bon… Enfin puisque l’on en est à rehausser les sous-titres, 35 tailles de police au dessus, je rappellerai platement que dans ma peu originale intervention originale, j’avais pris ce qui me semblait la limite du ridicule en matière de précision oratoire, en notant (entre parenthèses) l’existence de divergence, quand à l’appréciation de ce plaisir, certes injustement décrié par le commun des hétéros. Désolé pour le manque de clarté: Laurent semble filtrer l’usage du tag ‘blink’ dans les commentaires…

[Encore un commentaire à cette enfilade, et j’ouvre un nouveau blog à http://gros-beauf-hétéro-blanc-en-bonne-sante.com pour continuer…]

45. Le 31 mai, alex a dit :

Colère, le mot était sans doute trop fort. Je suis juste étonné de la longueur et du nombre de réactions que mes remarques et celles du Roncier suscitent. Quand à savoir qui tu es et quels sont tes goûts, tu as raison : je n’en sais rien. Mais je ne vois pas bien qu’elle en est l’importance. Ca ne change rien à ce que je dénonce. Tu n’es pas une cible, tu étais un interlocuteur, mais je pense que nous allons en rester là.

46. Le 31 mai, dr Dave a dit :

Je suis juste étonné de la longueur et du nombre de réactions que mes remarques et celles du Roncier suscitent

Tu remarqueras que j’avais initialement choisi la brièveté…
Il eut certes été plus facile dés le début de reconnaître qu’il s’agissait certe d’humour vaseux tendance Vermot, mais que l’accusation d’homophobie était tout aussi déplacée… et on aurait gagné bien du temps.

47. Le 31 mai, alex a dit :

Pourquoi gagner du temps ? Je trouve toujours intéressant de confronter son point de vue. Et puis, ce qui me gêne le plus, ce n’est pas tant l’humour vaseux, même si je pense quand même avoir le droit de réagir à une blague que je ressens comme homophobe, sexiste ou raciste. C’est plutôt la suite qui me pose plus de question !

Et la briéveté : c’était avant la suite des trois commentaires où tu parlais de ton amour de la langue de Jean Genet ? Parce que justement, je voulais te rappeler que malgré toute l’admiration que je peux avoir pour Jean Genet moi-aussi, il ne s’est jamais caché de jouer un drôle de jeu quand il n’était pas encore écrivain : draguer des homos, les entraîner dans des hôtels et les dépouiller de leur argent… Homophobie intégrée ? je n’en sais rien. Même si c’est aussi ce paradoxe qui rend Genet fascinant, il n’en reste pas moins que son language n’est sûrement pas sans refléter ce qu’il pense ou pensait des homos.

48. Le 31 mai, dr Dave a dit :

Ah, la fameuse méthode française… La discussion par la confrontation… on se claque des gants a la gueule, s’envoie quelques balles dans un champs à l’aube, arrive à une conclusion synthétique mais sans compromis et on écrit un livre à la fin…

Certes, j’adore défendre mon point de vue, et suis même près à y passer un certain temps, je pense qu’on me croira sur parole sur ce point là… Mais commencer par des accusations gratuites ou des propos sans fondements, ça déclenche rarement mes meilleurs instincts: je suis plus enclin à peser et considérer les arguments qu’on me présente, si je n’ai pas l’impression qu’ils ont été forgé au même massif emporte-pièce que les jugements qui les précèdent.

En ce qui concerne Jean Genêt, je devrais peut-être clarifier ma pensée: je n’ai aucune sympathie particulière pour l’auteur, l’oeuvre, ou même le personnage: il me semblait juste un exemple idéal d’usager d’expressions “douteuses” qui n’en font guère un homophobe crédible pour autant. Je ne suis pas un biographe attitré de sa personne, mais à ma connaissance, la seule véritable homophobie qu’il n’ait jamais manifesté, c’était à travers des personnages dans ses romans: dans la vie, il assumait parfaitement son homosexualité, et pas nécessairement dans les conditions les plus faciles. Il me semble que, dans ton commentaire, tu ne fasses un peu hâtivement l’amalgame de la fiction et de son auteur.

Encore une fois, l’aspect le plus irritant de ce type d’accusation, et la raison pour laquelle je remplis inlassablement le disque dur de Laurent avec mon verbiage depuis quelques jours, c’est qu’elle est peut être aussi arbitraire qu’impossible à parer honnêtement: “sûr, Genêt était homo, mais on sent bien qu’il avait de l’agressivité latente vis-à-vis de certains homos. d’ailleurs il l’écrivait. et il utilisait souvent des termes à connotations hautement sexiste ou homophobe dans ses écrits. donc c’était juste un homophobe refoulé. QED”…

Moi je te demande, entre Genêt, le pédé sans secret ni loyauté “à sa caste” qui parallèlement militait pour les droits des gays aux US et leur assimilation aux mouvements politiques des minorités raciales, et son pote Cocteau qui n’a jamais dit un mot plus fort que l’autre, ni contre les homos, ni contre ceux qui les mettaient dans des wagons pour Dachau… Ou elle est la vraie homophobie?

Et puisqu’on a Genêt sous la main, et que nous sommes aussi en désaccord sur le rôle des minorité sexuelles dans les politiques du XXIe siècle: je t’invite à comparer la situation dans ce domaine: avant, pendant et après son incursion aux Etats-Unis. Son histoire représente fort bien à elle toute seul le fait que les minorités n’ont besoin de personne pour se taper sur la gueule entre elles, qu’elles sont aussi capables de se serrer les coudes quand le vent souffle du bon coté, et de se tourner à nouveau l’une contre l’autre dés que ça devient plus facile de lutter pour leurs droits communs.

Je ne peux guère offrir d’analyse de la “communauté” homosexuelle parisienne, si ce n’est que l’apogée de son engouement politique semble se situer aux environs de 22h30, un peu après les rediffusions de Queer As Folk sur le cable, et avant la première sortie en “before”…

En ce qui concerne la société Américaine, là, on en parle quand tu veux:

Les associations gays qui milite pour Bush, la bourgeoisie pédé qui est bien contente que les pauvres soient en prison plutôt que de gâcher l’harmonie des rues du Village ou piquer les essieux chromés de leur myada pour se payer leur dose de crack, les leaders blacks dont les discours homophobes feraient rougir des membres du KKK, le gentil racisme à base de “y’a noir, et noir NOIR” du résident Castro moyen, le mec (que j’ai rencontré) qui est président de l’alliance LGBT de sa fac mais se réjouit de ce que les vieux règlements anti-pédé de l’armée soient sur le point d’être révisés, histoire d’aller enfin défendre la Liberté et le Droit Sacro-saint de boire du coca frais dans les contrées irakiennes (“America, Fuck Yeah”), l’arsenal sans fin de blagues salaces lesbiennes de mon ami Jared, celui à qui son père refuse encore de parler 10 ans après, le mépris affiché des féministes pour les gym-queens et leur culte de la testostérone, ceux qui aiment enculer, ceux qui aiment se faire enculer, ceux qui aiment juste regarder, ceux qui aiment aussi les seins, les transsexuelles straight, les traîtres bisexuelles, les lesbiennes reconverties, ceux qui aiment bien mettre des robes, ceux qui préfèrent quand même les filles, ceux qu’ont a tripoté à l’église, ceux qui sont contents de leur sort, les insultes, les divisions, les agressions, les agressés, les blessants, les blessés, les martyrs, les drama-queens, les oubliés, les discrets, les frustrés…

Dis, s’il te plait, tu me dis là, ou il est ton “système politique”?
à part des tendances sexuelles vaguement communes et à peine systématisables qui ont eu à lutter pour se faire accepter par la société.

En plus de tout ça, il y a une raison majeure pour laquelle les tenants de la thèse “politique hétéro vs. politique homo” sont en train de se faire descendre partout ou la reconnaissance des droits a atteint un seuil critique: pour chaque idéaliste solidaire qui voudrait espérer que les oppressés du monde peuvent se donner la main et oeuvrer à régler leurs problèmes ensemble, il existe neuf réalistes égocentriques dont la priorité incompatible est de se faire intégrer à la masse commune, en rangeant définitivement leur différence au nombres des traits démographiques sans valeur socio-politique.

Et note que je m’abstiendrai de toute prise de position entre les deux camps, juste que la seule existence du second condamne de facto tout les efforts de la minorité du premier.

[…]

A Suivre?

[Cue upbeat music, engaging footage of miscellaneous means of locomotion blended over map of Europe, traveling red dot drawing a sinuous line toward the southern edge of the continent…]

Barely surviving death at the hands of an army of vicious Nazi doctors and their merciless, yet incredibly well-endowed, Bavarian assistant nurses, the fearless dr Dave has been making way to the now familiar refuge of the southern territories, hoping for a quiet convalescence, auspicious to the urgent completion of his secret scientific research on immortality through the use of quantum superfluid vortices and hourly onanistic practice.

The town is peaceful and the sky is blue. For now! [cue ominous strings]

Two miles away: the sea and endless sandy coastline on both sides. Every single step of the way there: nubile locals, in various states of undress, their tan bodies for sole modesty, the casual languor of their demeanour, their ambiguous latin pilosity… all an overt invite to endless combination of amoral leg intertwining.

But the brave doctor mustn’t falter: the fate of the free world (and his already suboptimal academic curriculum) are in his convulsively shaking hands.

Fortuitously perhaps, the amount of gauze and surgical thread currently holding his body together would provide enough prop supply for the next twelve sequels to Bubba-ho-tep vs. Frankenstein: while the tender heart of a complete sleazeball beats softly on the inside, his figure is now that of a deformed freak. He has become a monster to the outside world! [cue flashback footage of the Creature, poignant in his desperate rage, trashing the laboratory of the mad scientist that made him so]

Beside, the strict interdiction to expose any part of himself from the waist up, to the nefarious action of the sun, makes casual beach courtship extremely awkward: the Doctor knows how incredibly ridiculous he looks in full upper-body suit and aerodynamic swimwear.

The Doctor vows to summon the best of his incredible scientific abilities to find a remedy to the conspicuously clinical paleness of his hairy legs. Then realizes it’s kinda late already and he has yet another 300 pages of fluid mechanics to read before supper.

[cue beach sunset slowly fading into the horizon. fade to black]

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My medications run out tomorrow.

Automated posting pre-logged on 05/25/05.

Today’s entry is brought to you by a few hundred monkeys trained in touch-typing, under the supervision of Mr. Public Domain & Mrs. Fair Use

You know, Love is a fucking Gipsy kid… We are all gypsies come from afar, after all…

And if you don’t love me, dear reader, know that I dearly, dearly love you. and beware.
You know, when he holds me in his arms and whispers to me, it does something to me. That love, mysterious, unattainable, the torment and delight of my heart… Just like when they sifted sand together on the beach, how she shook her bottom, how Chan Chan was turned on…
I saw her again the other night: it’d been such a long time. I got drunk listening to her and woke up to her kisses on my forehead. And she screamed out kicking on her side and said: j’ai perdu les pédales… Everybody knows that’s how it goes, that you live forever when you’ve done a line or two, that nothing’s ever safe: your strengths, your weaknesses… stand arms wide open in embrace: your shadow’s just a cross. There’s no happy love ending…

Dunno what this means, why I’m so sad, kind of like a dream from ancient times. Oh, Lord have mercy…

This last bout of sub-tropical temperatures has officially marked the end of Winter around here. And with the end of Winter, naturally comes the end of seal hunting season. Melancholic times indeed.

I was mournfully cleaning my seal clubbing gear, yesterday night, getting it ready for off-season storage, when Hiromi asked me, out of the blue, why I hated Nature so much.

Why do I hate Nature so much?

I don’t hate Nature.

Not on most days.

First, and without wanting to get too much into “who did what” etc, I can’t help but notice that Nature kind of started it.

Otherwise… Nature does have a few cool things: volcanoes, lychees and these crazy little squirrels that fly between trees. lemurs are way cool too.

Though for every little cool thing it does, Nature has to fuck it up with the details. Like the way lychees are mostly one huge annoying pit with minuscule bits of yummy fruit around it, or the fact that the squirrels in my garden most definitely can’t fly (I know that for a fact: even with assistance on the take-off phase, they just don’t seem to glide their way down at all)… As for volcanoes… well, we all know about the many small impediments that come with their cool visual effects.

Lately, my daily fight against Mother Nature has involved preserving a small parcel of my garden against the evil claws of certain furry creatures, whose sad lack of appreciation for the refined art of herb gardening, is only made more glaring by their persistence in picking that precise spot, out of my whole freaking garden, as their personal toilet.

The first strike came as both a shock and a bitter disappointment, seeing how I virtually considered these filthy felines, my own blood, secondary to the many food-bonding experiences we had shared over the past few weeks. But, ungrateful bastard that they are, my disinterested offerings did little in prompting their respect for my innocent sprouts of thyme and italian basil. It did however provide me with an easy way to solve the problem with its source. Or so I thought.

Unfortunately, deceitful as they are, cats also seem endowed with a powerful sense of smell and they disdainfully ignored my strychnine-laced bacon (fear not: it didn’t go to waste. good things these damn crows will eat about anything).

Then I remembered that old trick of using potato nets to keep cats away from your flower beds: apparently, these ostensibly intelligent critters will happily dig through your petunias, but freak out at the sight of a brightly colored plastic mesh. Only problem with this brilliant idea was that, as it turns out, the potatoes sold by my local supermarket are wrapped in… plastic. I kid you not.

Onions do come in a net. A small one. That’s two onions and 15 square inches of protection for my garden.

I did contemplate buying 40 onions in order to get sufficient covering capacity. But a quick calculation led me to realize that spending 10,000 yens in unneeded perishable products in order to preserve 300 yens worth of cultures, just wasn’t a very sound investment.

Landmines were considered. And ruled out.

I was busy carrying out the next option (sharpened chopsticks buried two feet under ground and covered with a thin mesh of dead leaves and dry twigs), when I figured it’d be worth a try to just stick them above ground, in a tight formation over the sensitive area…

Incredibly enough: it worked.

As it turns out, making half my yard into a giant wooden porcupine seems to have finally sent a message to the local cat population. Or at least made the whole bathroom experience sufficiently uncomfortable that they chose to take their morning habit elsewhere.

Dave: 1 – Nature: 0

And by the way, a word of clarification regarding baby seal hunting: Nothing personal, really. It’s just that they make such comfy slippers.